70ème anniversaire de l’appel du 18 juin 1940
18 juin 2010 Monsieur le Secrétaire Général de la Préfecture, Olivier de Mazières, Monsieur le Conseiller Général, Mesdames, Messieurs les élus du Conseil Municipal, Mesdames, Messieurs les représentants des autorités civiles, militaires et religieuses, Madame, Monsieur, Chers Amis, En ce printemps 1940, la France sombrait dans l’abîme du chaos. L’acte héroïque que nous célébrons aujourd’hui prend tout son relief sous l’éclairage contextuel de l’époque. Imaginons le Gouvernement de la République en fuite à Bordeaux ! Imaginons l’Armée Française en déroute et imaginons des centaines de milliers de nos soldats pris sous le fracas des bombes de la tragique bataille de Dunkerque ! Imaginons ces millions de nos compatriotes jetés par les aléas de l’Histoire sur les routes de l’exode ! C’est dans ce fatras de sang et de larmes que le Général de Gaulle lançait son appel d’espérance, son appel de Londres. Parce que dans la nuit du chaos, la lumière de l’espoir ne devait pas s’éteindre. Cet appel sera l’acte fondateur de la Résistance Française. Mais, bien au-delà, il est l’illustration du courage, de l’audace, du patriotisme d’un homme d’exception. L’année 2010 est, à bien des égards, une année commémorative, une année gaullienne. Mais nous qui sommes ici réunis à quel de Gaulle sommes-nous fidèles ? Il fut un homme aux mille visages, aux mille enthousiasmes, aux mille faits de gloire pour la France. Permettez-moi d’en mettre plus particulièrement, deux en lumière et qui montrent, si besoin était, la modernité de pensée du fondateur de la Vème république. Tout d’abord, les liens franco-allemands. Qui d’entre-nous ne se souvient que la citation en exergue du « Fil de l’Epée » est une citation extraite de Faust « Au commencement était le verbe ? Non, au commencement était l’action. » C’est par l’action qu’il va donc tisser ces liens franco-allemands. Qui d’entre-nous pourrait oublier cette rencontre historique entre l’homme du 18 juin 1940 et le vieux lion Adenauer, sur le perron de la Boiserie, le 14 septembre 1958 ? Cette rencontre historique entre la France et l’Allemagne, pays mortellement ennemis moins de deux décennies auparavant, prouve à quel point le Général de Gaulle fut en avance sur son temps, sur l’opinion publique, et disons le, sur l’opinion politique de l’époque, en comprenant que l’Europe du développement économique voulue par le Traité de Rome, fondant la C.E.C.A. quelques mois plus tôt, ne pourrait se faire que dans une Europe de la Paix dont le cœur serait l’axe Franco-Allemand. Qui d’entre-nous aura oublié le traité de l’Elysée, signé le 22 janvier 1963, qui scellera cette réconciliation ? Qui pourrait oublier, alors que nous venons de célébrer le vingtième anniversaire de la chute du mur de Berlin, que le Général de Gaulle fut un des premiers chefs d’état à qualifier cette édification de « mur de la honte ». Aujourd’hui, alors que le monde est plongé dans la folie boursière et celle des hommes, dans une crise économique sans précédent, notre Europe de paix résiste. Elle résiste grâce à son cœur franco-allemand grâce à ses liens politiques, économiques, disons le fraternels. Cette fraternité, cette fleur sublime de la réconciliation, n’est que le fruit de la graine d’espérance semée par le Général de Gaulle à Colombey les Deux Eglises, il y a cinquante ans. C’est en cela que la modernité du gaullisme est éternelle. Mais s’il a pu souhaiter ce rapprochement avec la patrie de Goethe, c’est parce que le Général portait en lui « Cette France (qui) est dans nos rêves, ce que nous avons voulu qu’elle fut : grande, prospère et éternelle ». C’est parce qu’il indiquait « Toute ma vie, je me suis fait une certaine idée de la France. Le sentiment me l’inspire aussi bien que la raison. Ce qu’il y a en moi d’affectif imagine naturellement la France, telle la princesse des contes ou la madone aux fresques des murs, comme vouée à une destinée éminente et exceptionnelle. Lui, le héros de la guerre de 1914-1918, attaché à la terre des morts était habité de cette France éternelle, d’une certaine idée de la France. Lui, l’homme de lettres dont la plume était pétrie par les grands classiques, comme par Chateaubriand ou par Péguy, parce que la France est mère des Arts. Lui, l’homme de l’indépendance nationale, n’aurait pu lancer son appel du 18 juin 1940, n’aurait pu combattre le gouvernement français de Vichy, qui n’aura pas été celui de la France, s’il n’avait porté en lui cet amour à la France, à ses colonies, à ses symboles, comme le drapeau tricolore ou la Marseillaise. Lui, le visionnaire politique, n’a pu fonder la Vème république, régime stable depuis un demi-siècle, que parce qu’il connaissait l’histoire de France, de Clovis à Gambetta, de Barrès à Jaurès. Lui qui fut un ardent défenseur de la patrie et qui déclarait « Le patriotisme, c’est aimer son pays. Le nationalisme, c’est détester celui des autres » ne pouvait l’être que parce qu’il portait en lui le granit de Bretagne, les coteaux vallonnés du Bordelais, les mines de charbon du Nord, la garrigue de Provence, parce que ses racines, si elles étaient Lilloises, étaient à Strasbourg comme à Toulouse, à Paris comme à Nice. Il aimait la France. Il était la France Mes Chers Amis, dans quelques instants, nous allons ouvrir l’exposition « Général de Gaulle, la vie historique et l’oeuvre » que nous devons appréhender non pas comme des agitateurs d’un culte désuet mais comme des passeurs de mémoire, de celle du Général de Gaulle, nous devons incarner le gaullisme du XXIème siècle. C’est notre fierté. C’est notre honneur. C’est notre devoir. Vive le Général de Gaulle ! Vive la France !
18/05/2010ORDRE NATIONAL DU MERITE Mme Claude ESPI (Sanary sur Mer)
Madame Claude ESPI a reçu les insignes de Chevalier dans l’Ordre National du Mérite par M. Pascal SCHUFFENECKER à l’occasion de la Cérémonie du 65ème anniversaire de la Victoire du 8 mai 1945 à Sanary sur Mer, cérémonie à laquelle a pris part le député qui avait soutenu sa candidature depuis 2006 auprès du Secrétaire d’Etat aux Anciens combattants.
Une cérémonie amicale a eu lieu le mercredi 12 mai à la Maison du combattant à Sanary en présence des associations patriotiques, des représentants du député de la 7ème circonscription.
Rappel des mérites de l’intéressée :
Madame Claude ESPI s’est engagée en septembre 1952 devant l’intendant militaire de Toulouse pour servir au titre des cadres spécialistes féminines du service des transmissions de l’Armée de Terre au Gret 10 (Alger). Diplômée opérateur de campagne puis télétypiste, elle a été reçue à l’examen de l’échelle H. Pour son engagement et sa fidélité à l’Armée, Madame Claude ESPI s’est vu décerner la Croix du Combattant volontaire (avec barrette Algérie), la médaille de la Reconnaissance de la Nation ainsi que la Cross of Liberty remise par les Etats-Unis. Elle est aussi titulaire du Titre de Reconnaissance de la Nation. Depuis 2003, elle est membre actif au sein de l’Union fédérale des anciens combattants de la section de Sanary sur Mer au sein de laquelle elle remplit les missions de secrétaire. Elle est également trésorière adjointe et secrétaire de l’Association de marins et anciens marins combattants (AMMAC) de Sanary sur Mer et adhérente, au grade de Sergent, du Souvenir Français. Compte tenu de ses titres et mérites, M. Hubert FALCO, Secrétaire d’Etat aux Anciens combattants a décidé que Madame Claude ESPI soit nommée au grade de Chevalier dans l’ONM ayant servi en sa qualité d’ancien personnel féminin sous statut militaire et pour son engagement en faveur du monde combattant.