10/07/2010

Discours prononcé à La Garde le 10 juillet 2010

Discours de Jean-Sébastien VialatteDéputé du VarMaire de Six-Fours les Plages Remise des insignes dans l’Ordre National de la Légion d’Honneur Marcelle Zunino Samedi 10 juillet 2010  Monsieur le Ministre, Hubert FALCO, Monsieur le Commissaire de la République, Raymond AUBRAC Monsieur le Député, Jean-Pierre GIRAN Messieurs les Maires, Jean-Louis MASSON et Robert BENEVENTI Madame la Présidente départementale de l’ANACR, Claude RODDIER, Mesdames, Messieurs les représentants des associations patriotiques, Madame, Monsieur, Chers Amis, Chère Marcelle Zunino,  En ce printemps 1940, la France sombrait dans l’abîme du chaos. L’acte héroïque que nous célébrons aujourd’hui prend tout son relief sous l’éclairage contextuel de l’époque Imaginons le Gouvernement de la République en fuite à Bordeaux, et des parlementaires prisonniers du Massilia. Imaginons l’Armée Française en déroute et imaginons des centaines de milliers de nos soldats pris sous le fracas des bombes de la tragique bataille de Dunkerque, comme le sera, votre époux, Roger Zunino. Imaginons ces millions de nos compatriotes jetés par les aléas de l’Histoire sur les routes de l’exode ! Imaginons une voix chevrotante d’un autre siècle appelant au renoncement et à l’armistice et une voix porteuse d’espérance à travers un appel Londonien pas encore très entendu ce 10 juillet 1940. C’est dans ce fatras de sang et de larmes que les parlementaires de la République étaient appelés à se réunir le 10 juillet 1940 au Casino de Vichy. Pour voter un texte court : « L’assemblée nationale donne tous les pouvoirs au gouvernement de la République, sous l’autorité et la signature du Maréchal Pétain, à l’effet de promulguer, par un ou plusieurs actes, une nouvelle Constitution de l’Etat français. Cette constitution doit garantir les droits du travail, de la famille, de la patrie. Elle sera ratifiée par la nation et appliquée par les assemblées qu’elle aura créées. » Un texte court mais un texte porteur de symboles puisqu’il allait mettre à mort la République. Les 80 allaient être l’honneur de cette République bafouée. Les 80 surent s’élever contre la tyrannie, comme cela est gravé sur la médaille qui leur sera remise en 1945. Les 80 furent parmi les premiers Résistants sur le territoire Français. Parce que dans la nuit du chaos, la lumière de l’espérance ne devait pas s’éteindre. Ce refus de voter les pleins pouvoirs par les 80 est l’illustration du courage, de l’audace, du patriotisme de ces hommes d’exception. Lorsque le Congrès se réunit, désormais, à Versailles, pour accéder dans l’hémicycle, nous passons dans la rotonde des 80 qui nous rappelle leur action héroïque et l’impérieuse nécessité de préserver la République et ses institutions. Dans le Var, 4 parlementaires furent l’honneur de notre pays, dont votre beau-père, Michel Zunino. Lui qui déclarait, chère Marcelle Zunino, alors que vous le conduisiez à Brignoles : « Jamais ne serait ce qu’au péril de ma vie, je n’accorderai les pleins pouvoirs à Laval ! » Lui, cet enfant d’immigrés italiens, héros de la Grande Guerre qu’il terminera au grade de capitaine d’artillerie, a aimé et défendu au péril de sa vie la France, patrie des Droits de l’Homme. Lorsque après avoir brillamment réussi dans les affaires, notamment le négoce du vin, il embrasse une carrière politique, c’est avec la même fougue, la même détermination, la même passion que pour chacune de ses carrières antérieures, qu’il s’y consacre. Conseiller municipal de la Garde en 1929, maire en 1931, Vice-président du Conseil Général en 1934, député du Front Populaire en 1936. En seulement dix années, il sera passé de maire de la Garde, petit bourg campagnard, à gardien des institutions républicaines par son vote du 10 juillet que nous célébrons aujourd’hui. Son courage politique prend tout son relief, non seulement sous l’éclairage contextuel de l’époque que je rappelais il y a quelques instants, mais aussi parce qu’alors qu’il refusait la mise à mort de la République, Michel Zunino ne savait pas quel sort serait réservé à son fils, Roger, prisonnier après des actions héroïques lors de la Bataille de Dunkerque, je vais y revenir. Michel Zunino, exemple républicain pour chacun de nous, fort de son vote du 10 juillet 1940 ne pouvait que rejoindre la Résistance où il s’illustrera en devenant colonel du Front National dans les maquis de l’Ardèche. A l’issue de la guerre, après avoir rejoint ses camarades de Résistance au sein du Parti Communiste Français, Michel Zunino fait preuve de la même fougue, de la même détermination, de la même passion pour reconstruire son pays, son département, sa ville, en recouvrant l’ensemble de ses mandats. C’est au moment même où notre pays allait se doter d’institutions républicaines stables, pour lesquelles il aura consacré sa vie, qu’au soir d’une jolie journée de Printemps, Michel Zunino disparaît le 26 avril 1958. Chacun d’entre nous, aujourd’hui, comme demain, doit perpétuer la mémoire de ces héros du 10 juillet 1940. Chère Marcelle Zunino, Michel Zunino aura transmis à ses enfants son ardent patriotisme et je suis heureux et fier d’avoir pu participer à la reconnaissance de votre parcours héroïque et exemplaire. C’est le même parcours héroïque et exemplaire qui a été celui de votre époux, Roger Zunino, parce que je ne sais pas lequel a entraîné l’autre, mais c’est ensemble que vous avez offert votre jeunesse à la France. Votre époux fut un héros de la Bataille de Dunkerque, en réussissant, notamment à reconstituer une batterie et à résister à l’ennemi. Il fut un Résistant Varois reconnu. Il fut un visionnaire de l’aménagement de son territoire, notamment en réalisant la zone industrielle de la Garde, poumon économique de ce secteur Est de notre agglomération. En sa mémoire, je suis heureux de vous remettre, en hommage à son parcours exemplaire, la Médaille d’Honneur de l’Assemblée Nationale. Je vous remercie. 
 
06/07/2010

Conférence de presse / recherches sur les cellules souches

Conférence de presse

Présentation du rapport de MM. Alain Claeys et Jean-Sébastien Vialatte, députés 

LA RECHERCHE SUR L’EMBRYONET LES CELLULES SOUCHES EMBRYONNAIRES :

ÉTAT DES LIEUX  ET RÉGULATION   

MM. Alain CLAEYS et Jean-Sébastien VIALATTE, rapporteurs de l’étude de l’OPECST sur « la recherche sur l’embryon et les cellules souches embryonnaires : état des lieux et régulation» présenteront à la presse les conclusions de leur rapport le : 

Mercredi 7 juillet 2010 à 11h15 

Office Parlementaire : salle 7040 (niveau -2 bâtiment F)

101 rue de l’Université - 75007 Paris

 
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